La fin du modèle de retraite par répartition ?
Je l’ai déjà écrit ici, le système de retraite par répartition français devient un véritable danger. Pour les actifs de 50 ans comme pour les trentenaires, la perspective de maintien du niveau de vie n’est plus une réalité, mais un risque financier majeur.
Outre le fait qu’énormément de gens ont du mal à comprendre que leurs cotisations ne sont pas mises en réserve pour leur départ en retraite, le système est aujourd’hui confronté à des réalités macroéconomiques et démographiques incontestables :
1️⃣ La démographie et les courbes de natalité
La pyramide des âges s’est inversée, le vieillissement de la population exerce une pression continue sur les dépenses publiques, qui représentent aujourd’hui près de 14 % du PIB. Autant vous dire que lorsque les restrictions budgétaires deviendront obigatoires, il y a une cible toute trouvée...
En parallèle, le nombre de naissances en France a fortement diminué ces dernières années, atteignant des niveaux historiquement bas. Résultat, moins de cotisants pour chaque retraité et une pression acrue sur les actifs, qui doivent payer pour les autres et préparer un complément pour eux ! En période de perte de pouvoir d’achat, l’équation est intenable.
Enfin, Le mythe de la contribution migratoire a vécu, les données factuelles montrent que les immigrés récents ont un taux d’emploi inférieur et une contribution nette au système plus faible que la population active native. Leurs cotisations sont insuffisantes pour compenser le déficit démographique et fait voler en éclat l’argument selon lequel l’immigration soutiendrait le système des retraites.
2️⃣ Les réformes successives ont considérablement durci les conditions de départ à taux plein : il fallait 150 trimestres en 1982. Aujourd’hui, il faut 167 à 172 trimestres. Par ailleurs, l’âge légal a été repoussé à 64 ans, avec des perspectives à 67 voire 70 ans !
Par ailleurs, le système français est inadapté à la réalité du monde du travail actuel, notamment pour les parcours hybrides. Pour une personne ayant changé de statut (par exemple en travaillant dans le privé, puis le public, puis comme indépendant), le système actuel pénalise triplement l’assuré. Les règles de décote sont appliquées de manière cumulative selon les différentes caisses, entraînant une réduction drastique de la pension finale par rapport à un parcours linéaire dans un seul régime. Ceci est encore une fois un héritage d’un système économique qui n’existe plus aujourd’hui, où un travailleur doit faire preuve d’agilité pour tirer son épingle du jeu.
3️⃣ La comparaison des règles de calcul met en évidence deux mondes distincts et un déséquilibre financier majeur : le calcul de la pension du secteur privé est basé sur la moyenne des 25 meilleures années, avec un taux de remplacement plafonné à 50%, dans la limite du PASS.
Le calcul du secteur public est basé sur les 6 derniers mois de traitement indiciaire, avec un taux de remplacement atteignant 75%. Et que l’état soit obligé de mettre en place un système de primes pour revaloriser artificellement les salaires de ses fonctionnaires puis arnaquent ces derniers en n’incluant pas les primes dans l’assiette n’est pas le problème des salariés du privé.
Le déséquilibre du régime des fonctionnaires de l’État nécessite une contribution d’équilibre (financée par le budget général et donc par la dette publique) d’un montant compris entre 50 et 60 milliards d’euros par an.
Il n’est évidemment pas question d’accabler les agents publics mais plutôt de faire ressortir l’incompétence de leur employeur.
4️⃣ Le taux de remplacement (le rapport entre la pension perçue et le dernier revenu d’activité) est en baisse constante pour les nouvelles générations :
Génération 1962-1963 : Le taux de remplacement net pour un cadre se situe autour de 51,5 %.
Les projections pour 2070 indiquent que niveau de vie relatif des retraités par rapport à l’ensemble de la population devrait passer de 97 % (en 2022) à 87,5 % d’ici 2070.
Pour les trentenaires actuels, l’érosion continue des réserves et le coût de la dette publique pourraient mener à un système où la pension publique ne servira plus que de revenu de subsistance, rendant l’épargne personnelle indispensable.
La conclusion s’impose d’elle-même et est brutale : le retour des retraités pauvres est inévitable.
Pour les quinquas, la pension de retraite réellement perçue par rapport à celle anticipée va être un choc et ne permettra plus de maintenir le train de vie sans une épargne complémentaire ou un patrimoine constitué en amont.
Pour les trentenaires en particulier, le risque de devoir s’appuyer uniquement sur la capitalisation ou sur la valorisation de son patrimoine immobilier est une réalité, le système par répartition ne pouvant garantir les mêmes prestations. Mais auront-ils les moyens de faire face à tout ce qu’on exige d’eux ?
La vraie question n’est plus de savoir si le système tiendra, mais comment vous vous positionnez individuellement face à cette réalité.
C’est exactement là que notre équipe intervient pour vous accompagner dans la structuration de vos investissements.
Ayant analysé tous ces éléments depuis plusieurs années, forts de notre expertise sur les questions de patrimoine et en immobilier national et international, nous sommes en mesure de vous proposer les solutions pour anticiper et protéger votre patrimoine :
5️⃣ Face à l’érosion programmée du système par répartition, subir n’est pas une option et il existe des stratégies patrimoniales concrètes pour se prémunir du choc de la baisse des pensions.
La constitution d’un patrimoine immobilier locatif dans des zones à fort rendement comme les marchés internationaux en développement ou les zones à forte demande locative. Décoréllé des problématiques européennes de croissance, de sécurité, d’endettement et de taxation, cet immobilier locatif permet de générer des revenus réguliers et de se constituer un capital tangible.
L’optimisation fiscale, par la structuration de ses investissements via des holdings ou des conventions adaptées (notamment entre le Mexique, les Etats-Unis et le Costa Rica) permet de réduire significativement la charge fiscale et de maximiser le rendement net.
La diversification de son épargne, notamment sortir du modèle français traditionnel pour diversifier ses actifs et s’orienter vers des solutions de capitalisation ou des modèles d’investissement alternatifs.
S’extraire de la zone Euro dont la valeur de la monnaie est mécaniquement amené à chuter. Pure logique puisque la désindustrialisation déjà actée partout et touchant également massivement l’Allemagne aujourd’hui entraîne une chute des exportations et une explosion des importations. Qui a besoin de l’Euro aujourd’hui à part les Européens ?
Si vous souhaitez construire une stratégie concrète pour sécuriser votre niveau de vie futur (et ne pas dépendre uniquement du système), je propose des sessions pour analyser votre situation et définir un plan d’action réaliste.